Mandala ou Yantra ?

C’est une question qui revient souvent lorsque l’on découvre l’existence des Yantras, et que l’on est familier avec l’art du Mandala. De par leur origine, ils sont très proches. Mais le graphisme du Yantra avec ses 4 « portes » le différencie du Mandala, dont les limites s’arrête au cercle. On pourrait dire que le Yantra est l’octave supérieur du Mandala. Car le Yantra inclut le Mandala. Le Yantra est un Mandala avec une extension (appelée « porte ») positionnée dans les 4 directions cardinales.

De par sa forme circulaire et l’organisation symétrique et concentrique de ses formes par rapport au centre, le Mandala permet de vivre une expérience créative dans un cadre unifiant et centré. Sur un plan plus thérapeutique, le Mandala sert de catalyseur et de régulateur qui va restaurer notre équilibre intérieur si celui-ci est perturbé; ou le renforcer, si cet équilibre existe déjà. Tout ceci reflète les bienfaits du Cercle qui est la forme géométrique la plus inclusive qui soit.

Le Yantra amène quelque chose de plus par rapport au Mandala : le Carré. Forme dont les caractéristiques sont diamétralement opposées à celles du Cercle, comme le montre l’image ci-dessus. Autant le Cercle est en rapport avec le Tout, le Cosmos et le conceptuel. Autant le Carré est en rapport avec la Matière, la Terre et le concret. On pourrait dire que le Cercle représente une idée, un concept ou une graine. Alors que le Carré représente la terre dans laquelle on va pouvoir planter cette graine. Comme vous l’avez compris, le Yantra est beaucoup plus « incarnant » que le Mandala.

Dessiner dans un cercle permet de se familiariser avec le principe Féminin originel et l’ordre naturel des choses. N’oublions pas que nous avons tous commencé notre vie par être une petite sphère !! Du plus petit (l’atome) au plus grand (la galaxie), l’Univers est régit dans sa totalité par le Cercle et son centre.

Dessiner dans un carré permet de se familiariser avec le principe Masculin originel qui a la capacité de rendre concret les aspirations du Féminin. Tant que l’on est dans le Cercle, on est en gestation, en régulation et en ré-harmonisation perpétuelle avec l’Essence de toute vie (symbolisée par le centre = la Source de tout ce qui Est). Quand on passe au carré, on entre dans une phase de concrétisation, d’enfantement et d’enracinement dans la Matière. D’où la présence de ces 4 « portes » qui servent de point d’appui et d’ancrage sur la Terre et le monde matériel, de ce qui est contenu dans le Cercle. A l’image de notre âme qui demeure dans le non-manifesté et l’invisible, et qui a besoin d’un corps physique pour faire l’expérience du visible, du tangible et de cette réalité terrestre.

Dessiner un Yantra est donc une expérience beaucoup plus aboutie que celle du Mandala. Car elle permet de passer du Cercle au Carré, du concept au concret, de l’enfantement à la mise au monde… C’est faire l’expérience du processus originel et universel de la Création dans sa totalité. A l’image de la métamorphose de la chenille; le Yantra est ce Mandala/cocon qui nous prépare à devenir un papillon.

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Une réflexion sur “ Mandala ou Yantra ? ”

  • 7 mars 2020 à 18 h 17 min
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    J’ai énormément utilisé le coloriage de mandalas en classe avec des ados entre 12 et 14 ans. C’était dans les années 1980-90. On faisait cela au retour de la récréation, par exemple, pendant 5 -10 minutes, pour les recentrer avant de faire un test écrit. ils adoraient ça. Seule consigne: on ne zappe pas. Càd, lorsqu’ils avaient choisi un modèle, ils n’en prenaient pas d’autre avant de l’avoir terminé. Je les ai beaucoup observés , dans le silence qui s’installait en classe pendant ce coloriage: les plus dispersés commençaient par colorier le cercle, comme pour se mette des limites, et les introvertis débutaient par le centre puis allaient vers l’extérieur.
    J’ai dû être très sûre de l’effet bénéfique de ce moment privilégié: la plupart de mes collègues se moquaient de moi, et le directeur n’y était pas favorable non plus. Tant pis, j’ai continué, pour le plus grand bien de mes élèves, qui me disaient comme ça les calmait .

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