Comme nous l’avons vu dans des articles précédents,le passage du Moi au Soi consiste à faire reconnaître au Moi qu’il n’est plus le seul centre de sa vie psychique. C’est là que la pratique du Mandala peut nous être d’un grand recours pour faciliter ce passage.

Le Moi vit dans le monde des apparences via toute forme d’identification liée au statut, aux gens, à la race,
à la culture, à la religion, au rôle sociaux… Il vit en périphérie des choses, cherche à gagner sa vie, réagit aux événements extérieurs, et se complait dans le confort et les plaisirs en tout genre.
Sur un plan graphique, le cercle représente le Moi apparent.

Quant au Soi, il est le centre du cercle de ce Moi. Il est la Conscience immuable et infinie qui est à l’origine de tout.
Le Mandala nous rappelle cette vérité fondamentale qui structure notre psyché humaine. La pratique de cet art nous permet de nous recentrer sur l’Essence-Ciel (le Soi) et de faire l’expérience du Moi (le cercle) à partir du centre qu’est le Soi.

La majorité des gens vivent au niveau du cercle (Moi inconscient) sans être conscient de leur centre (Soi). Ce qui les rendent manipulables, influençables et sans identité propre (normies). La pratique du Mandala favorise donc la reconnexion du Moi au Soi, c’est-à-dire du cercle avec son centre. À partir de là, au fur et à mesure que le Moi retrouve le contact avec le centre (Soi) il devient plus stable, plus paisible, et peut faire l’expérience de la présence du Soi et de son unicité dans sa complétude.

C’est en ce sens que le Mandala devient alors un véritable chemin vers le Soi.
Dans le prochain article, nous verrons comment la Géométrie Sacrée favorise ce passage du Moi au Soi.





































